HOMMAGE AU GRAND HOMME: NGUILA

nsonguissa2.jpgChers compatriotes, chers militants de l’UPADS, chers amis (es),

Au nom du comité d’organisation des obsèques du Ministre Moungounga-kombo Nguila, Président de la Coordination Nationale de l’UPADS pour son unité d’action et sa refondation, nous vous adressons nos remerciements pour votre extraordinaire mobilisation, bienveillance, bonté, gentillesse, écoute et générosité.

Cette épreuve que nous avons traversée ensemble révèle la réalité de l’intense, amitié, respect et considération que vous aviez à l’endroit du Ministre Moungounga-kombo Nguila.

Vous avez été là aux côtés de sa famille et de ses proches dans ces moments douloureux et nous vous disons MERCI du fond du cœur.

Chers compatriotes, chers militants de l’UPADS, chers amis (es), nous serons éternellement reconnaissant.

Paris le 29 avril 2010

Gilbert NSONGUISSA MOULANGOU

Président du comité d’organisation des obsèques

du Ministre Moungounga-kombo Nguila

Secrétaire Général de la Coordination Nationale de l’UPADS pour son Unité d’Action et sa Refondation 

ADIEU MOUKOUTOU! 

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Nguila alias Moukoutou, le grand frère, le boss est parti dans la dignité, enterré en exil jusqu’à ce que nous, nos enfants ou nos petits enfants libèrent la nation congolaise de l’association des malfaiteurs qui sévit dans notre pays.

Nous l’avons enterré dans la dignité avec nos propres moyens. Ceux qui sont arrivés du Congo avec l’argent du pouvoir pour négocier le retour de la dépouille mortelle de Nguila doivent aller rendre cet argent  à leur maître. Leur mission a échoué. La dignité de Nguila n’était pas monnayable.

A toi Moukoutou! Tu peux désormais reposer en paix. Ta volonté a été respecté. Là ou tu es sache que tes idées et tes convictions sont devenues le ferment de notre résistance. Tu es à jamais vivant de nos coeurs.                   Kovalin Tchibinda

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Veuillez, s’il vous plait, adressez vos messages de condoléances et si vous le désirez votre photo aussi à l’adresse cerdec2009@hotmail.fr  . Merci beaucoup pour votre compréhension. 

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1 – kovalin1234.jpgKovalin TCHIBINDA:  « J’ai appris avec tristesse le décès du ministre Moungounga Nkombo Nguila.  La République du Congo perd en lui un homme d’Etat animé par la volonté de porter son pays vers le progrès. Je souhaite que l’histoire retienne qu’il a su être un homme de conviction et un grand résistant face au régime dictatorial de Brazzaville.  Au-delà des aléas politiques, le Ministre Moungounga a ainsi donné une image positive du Congo et des Congolais.  Dans ces circonstances difficiles, Je m’associe au deuil des patriotes congolais, et adresse, mes sincères condoléances à la veuve et aux enfants du ministre Moungounga. »

2 – florentbi.jpgAlfred Florent BISSINGOU: « Une étoile vient de mourir. Du fond de mon âme, je veux exprimer ma peine, témoigner ma gratitude à sa progéniture, mais aussi faire le rêve que cette perte si grande pour nombreux soit un pont au sein de l’immense famille UPADS et entre tous ceux qui ont l’idéal démocratique gravé dans le coeur. Fidèle à tes convictions, tu as fais un bras d’honneur au reniement et à la compromission. Et rien que pour cela, tu auras ta place au panthéon de la mémoire congolaise. Point n’était nécessaire de partager tes analyses, ton positionnement, pour aujourd’hui s’incliner et espérer que tu aies droit à la béatitude éternelle, car les étoiles qui sont dans le ciel ont toujours émis de la lumière chacune à sa manière. L’important c’est le sens de l’honneur et de la dignité, la constance des idées, cette passion infinie pour l’avenir du Congo qui t’ont singularisé. Que l’Histoire donne un jour un sens à ton exil. Nguila ! Dans ton repos éternel, brille et brille encore, comme le font toutes les étoiles mortes et dont nous percevons la lumière longtemps encore, ici bas, depuis notre vallée de larmes. »

3 – djessgrand.jpgDjess Dia Moungounsi: « De cette plume qui n’a aucune prétention de rendre le meilleur hommage posthume à Moungounga Nkombo Nguila coulent sans doute des mots qui ne peuvent saisir dans sa quintessence la vie pleinement remplie d’un homme d’exception, né pour servir et qui a véritablement servi ses semblables.
Elle ne saurait ici prétendre épuiser les qualités d’une formidable trajectoire existentielle qui s’est toute dédiée à aider, secourir ses proches et prochains avec désintéressement. Ce qui est surtout remarquable en cet homme que j’ai longtemps fréquenté et qui aura contribué à fabriquer et polir mes humanités, c’est qu’il faisait preuve de générosité sans exubérance, dans une discrétion qui témoigne de son humilité. Or, pour citer José Narosky, «celui qui cache sa générosité est doublement généreux».
Si la postérité ne devait conserver depuis l’indépendance de notre pays, le souvenir d’un certain nombre de nos hommes politiques, il serait juste que Moungounga Nkombo Nguila en fasse partie.
Né à Mouyondzi le 9 avril 1940, ce diplômé de l’école supérieure de commerce de bordeaux, fut membre fondateur du pct ; un parti qu’il abandonna dès que ses idéaux de départ furent pervertis par les militaires qui le prirent en otage. Suite à l’assassinat de Marien Ngouabi, il fut injustement condamné en 1978 à dix ans de travaux forcés. en 1991, il est l’un des piliers de l’Upads et, il devient successivement ministre du commerce, puis ministre de l’économie et des finances de Pascal Lissouba. Il prit la route de l’exil, déguisé en paysan pour fuir la fureur de sassou qui avait du mal à cacher son obsession à en découdre avec un régime démocratique, émanation de la volonté du peuple congolais.
Très tôt, dès le début de l’exil parisien, son activisme politique débordant, déboucha à la création du cerdec, seul espace susceptible d’organiser l’opposition congolaise, suite à l’échec cuisant de l’errdun, gangréné par la lutte des égos. Des tentatives d’assassinats contre sa personne, organisées par le pouvoir de Brazzaville, qui armait les membres du front national, furent mises au grand jour par les services secrets français et relayées par la presse. Pour assener un coup de grâce à cette résistance, les locaux de ce cercle, furent tout bonnement rachetés par un sinistre promoteur immobilier proche du pouvoir de Albert Bernard Bongo.
Dans l’océan d’une gestion contestée du régime de Lissouba, l’histoire, seule juge des temps, nous rappellera que Nguila managea avec brio la restauration de la crédibilité du Congo, auprès des institutions financières internationales. Le régime putschiste de sassou en tira d’ailleurs profit. C’est un fait,
Par la constance de son discours, Moungounga Nkombo Nguila est le seul homme politique congolais d’envergure qui n’a jamais travaillé avec sassou. Ni sous sassou i, ni sous la sinistre série sassouiste en cours (sassou ii, sassou iii etc..). Cet argument ne suffisait pas pour en faire la panacée ni l’homme providentiel. Cependant, ces fréquentes périodes d’ascèse avaient fini manifestement par le murir. Peu à peu, des doutes sur son humilité et sa radicalité n’étaient que de façade et mal compris. Sa parfaite connaissance des grands dossiers du pays lui donnait une longueur d’avance sur les autres.
Ce que l’on prenait à tort comme stérile radicalité était le fruit de son expérience, elle était corroborée par les faits qui accordaient leurs suffrages à son leitmotiv « au nom de l’unité nationale, on ne peut pas composer avec n’importe qui » répétait-il inlassablement.
L’homme qui a été rappelé à dieu pour désormais occuper la seule demeure éternelle que tous rejoindront inexorablement m’a surtout marqué par sa droiture, sa rigueur et sa franchise, jamais prises à défaut. Ce qui fait de ses qualités-là une vertu, c’est sans doute leur rareté. Ce sont les meilleures armes du juste. Moungounga Nkombo Nguila était un homme avare en paroles, mais bien prolixe en actions. Il agissait plus qu’il ne parlait en fait.
L’affection profonde que je vouais à cet homme de principes dont la disparition pourrait rappeler Diderot qui disait que «grands sont ceux qui après eux laissent beaucoup de gens dans le désarroi». Il est superflu de dire ici que Moungounga Nkombo Nguila a laissé beaucoup de gens dans le désarroi. Il a donc vécu une vie qui méritait d’être vécue. Que dieu l’accueille dans son paradis.

4 - noelmouk.jpgNoel MOUKALA: « Avec cette disparition, le Congo et l’Afrique perdent l’un de ses plus valeureux fils, dans la lignée des Simon Kimbangu, Patrice Lumumba, Almicar Cabral, Thomas Sankara, Marien NGouabi, Abdel Nasser, Samory et bien d’autres encore. Il est mort sans trahir son peuple et l’Afrique, fidèle à ses convictions, la tête haute. De lui, nous avons appris comment transcender les clivages politiques et tribaux pour rechercher l’unité nationale, et aller vers la Renaissance et l’unité Africaine. Il savait prendre de la hauteur quelques soient les épreuves. Il n’a jamais voulu basculer dans le piège du tribalisme, responsable selon lui, de tous les maux que souffraient son pays le Congo et l’Afrique toute entière. Sa mort, marque aussi le début de la fin pour ses pourfendeurs, les ennemis du Congo et de l’Afrique : C’est écrit ! Ceux qui se réjouissent de sa mort vont déchanter d’ici peu! Va en paix, Grand homme, nous inscrirons ton nom sur du marbre, pour l’éternité, avec ceux de tes illustres prédécesseurs, dans la Cité des Grands Hommes, future capitale de l’Afrique Unie. Nous veillerons que soit transmis de génération en génération, le précieux héritage politique que tu nous laisses. »

5 – mbama1.jpgYves Mbama Ngankoua:  » Mon cher aîné, Je t’écris cette lettre pour te dire que ton départ m’a beaucoup peiné. Je nous revois dans ta voiture en train de plaisanter lorsque tu vins me chercher à la gare la plus proche de ta maison. Je nous vois dans ton salon comme hier en train de tenir colloque pendant que le jeune frère qui m’y avait accompagné gardait un silence monacal. De quoi parlions nous donc? De notre passion commune: du congo. Nous colloquions sur le Congo du temps où tu fus ministre. Je retiens de ces heures passées ensemble ta ferme conviction qu’avec les putschistes il ne fallait pas transiger. Le Congo m’as-tu dit n’est pas à vendre. De plus j’ai en toi un homme sincère et franc. Ceux qui ne te connaissent pas trouvaient en toi un sectaire. L’homme jaloux de l’indépendance de son pays est celui qui accepte tous les qualificatifs. Mon cher aîné, hier, lorsqu’un parent, un de tes amis de lutte et collègue au ministère du commerce m’a appelé pour me dire que tu venais de quitter cette terre des hommes, mes jambes ont flanché. J’ai observé devant mes étudiants un silence paralysant. Je ne sais que te dire. Oui mon cher aîné dans la voie que le destin a voulu que tu suives avant que le Congo ne retrouve la démocratie pluraliste, je te demande de voyager d’un pas guilleret, le regard droit comme le font les gens qui toute leur vie ont lutté pour atteindre un idéal- affranchir les congolais de la servitude des multinationales nécrophages et impitoyables. Oui le combat pour la restauration de la démocratie sera poursuivi par les hommes et les femmes jaloux de notre héritage commun: le Congo. Le Congo n’est pas à brader.
Va rejoindre les ancêtres avec le sentiment que le témoin est en de bonnes mains. Jusqu’au dernier moment tu as tourné le dos à la corruption. L’histoire reteindra de toi comme un résistant.
Bon voyage au pays des ancêtres, cher aîné, le résistant voyage sans appréhension. »

6 - wallys3.jpgWallys Kimbatsa: «  Aujourd’hui je perds un « père », un mentor politique, le Congo perd l’une des grandes figures et l’une des grandes voix intraitable de notre vie nationale qui a occupé pendant plus de quarante ans une place centrale dans notre vie politique. Avec lui, les mots de République, de Nation et d’Etat prenaient tout leur sens, le Congo perd aujourd’hui un homme de convictions, un homme d’honneur, un homme d’Etat d’une exceptionnelle intelligence.
Nguila Moungounga Nkombo, avait la passion du Congo, une passion dévorante, tenace, méfiante qui le conduisait de son Non au pouvoir de Brazzaville. Chacun pressentait que dans son patriotisme obstiné il y avait en quelque sorte une part de notre histoire nationale. Nguila était fier et inclassable parmi les hommes politiques achetables au Congo, fidèle aux valeurs du Président Lissouba comme on est fidèle à une épopée qui exige de tout donner. Un grand lissoubiste ! Avec lui, le lissoubisme avait gardé quelque chose de vivant. Le mot lui allait comme une évidence.
Cette disparition brutale est une déchirure avec peu d’années de complicité politique mais surtout personnelle.
Auprès des militants orthodoxes de l’Upads, il était encore et toujours l’homme que l’on écoute. Son aura et sa culture de Moungounga Nguila s’imposaient à tous. Son autorité et la constance de ses convictions ne laissaient personne indifférents.
Lorsque nous nous séparâmes la dernière fois il y a de cela deux mois, je voyais encore dans ses yeux cette ironie tendre qu’il me réservait en me voyant évoquer la question interdite au Congo : pourquoi sommes-nous sous-développés ? Lui qui me regardait toujours comme le jeune distingué qu’il avait choisi de prendre sous son aile.
Un grand Homme n’est plus, c’est vrai ! Le Congo une fois encore est orphelin, c’est vrai ! Le Congo est de nouveau privé d’une voix éclairée, c’est vrai ! La démocratie au Congo vient encore d’être décapitée, c’est vrai ! Tout ceci est vrai et nous en souffrons au plus profond de notre être. Comment pourrait t-il en être autrement ?
Moungounga Nguila va nous manquer. Il nous manque déjà terriblement. Il manquera encore plus cruellement à sa famille, sa femme, ses enfants, ses proches. Aujourd’hui, en ces heures sombres, nous sommes tous de la famille de Nguila Moungounga Nkombo. Aujourd’hui chaque Congolais épris de paix et de justice porte fièrement le nom Nguila Moungounga Nkombo. Parce que le combat de cet homme que j’ai eu l’immense honneur de connaître c’était justement cela, la Paix et la justice pour son pays le Congo. Mais si Nguila Moungounga Nkombo n’est plus là physiquement parmi nous, son Esprit, lui, est là bien vivant. Sans doute plus fort et plus réel que jamais. Son amour pour le Congo, son engagement politique en faveur de la liberté, son intégrité, sa probité, ses convictions démocratiques, son combat pour la démocratie réelle, la justice, son respect pour tous les Congolais, quelque soit leur origine ethnique, régionale, leur croyance, leur choix politique, leur statut social. Toutes ces valeurs qui ont façonné sa vie et rempli son âme de grandeur lui conférant sa stature d’homme d’Etat, sont vivantes. C’est cela l’héritage que nous lègue Moungounga Nguila. Un Patrimoine national.
Frantz Fanon écrivait « En tant qu’homme, je m’engage à affronter le risque de l’anéantissement pour que deux ou trois vérités jettent sur le monde leur essentielle clarté ».
Moungounga Nguila a fait sienne cette parole.
Il avait une inébranlable conviction: le peuple congolais a droit à la liberté, à la justice, au développement, à la démocratie, à la paix. Le rêve d’un avenir meilleur pour tous les congolais était son combat.
« Il faut continuer à vous battre contre la dictature pour un Congo libre et démocratique…c’est votre avenir le Congo…pas le mien…j’ai fait mon temps…c’est pour vous que je me bats…Moïse n’a jamais pu marcher sur la terre promise… peut-être que moi je ne verrai pas le Congo réellement démocratique…il faut vous battre… » Me disait-il ! Un legs et une prémonition ! Grand merci. A pleines mains nous avons saisi le relais que tu nous as tendu. Nous continuerons ton combat jusqu’à ce que victoire s’en suive pour le Congo et le peuple congolais.
La Vraie République du Congo réellement démocratique, était le fil de la vie de Moungounga Nguila. Ce matin à 11h30, en ce jour de 14/04/2010, ce fil s’est rompu et je pense avec grande émotion à sa famille. Paix profonde à son âme.

7 – Mingua Mia Biango: « En apprenant la nouvelle de ta disparition, j’ai été pris par un sentiment de tristesse et de colère car plusieurs d’entre nous considérions à juste titre que tu étais le seul homme politique majeur de notre beau pays le Congo à être résolument opposé au régime de Brazzaville comme tu le disais si bien.
Après ta mort, tu ne seras plus un homme politique comme les autres car tu es définitivement entré dans la cour des GRANDS HOMMES POLITIQUES, on nous léguons comme héritage politique de ne jamais renier ses convictions et vendre son âme au diable, même au delà de la mort.
Si en France, il y a le GAULLISME, au Congo nous aurons à jamais le NGUILISME, doctrine à mon sens qui se résume à ne jamais trahir ses convictions politiques pour l’argent et au détriment du peuple.
Nous sommes fier de toi car rien n’est plus beau que de mourir dans la dignité et avec ses convictions comme l’enseignaient et le faisaient nos ancêtres les guerriers Babembés, gardien du temple du royaume Kongo.
Le bon dieu t’a rappelé en plein combat politique sans que ton ennemi te vainc. Les grands hommes ne meurent jamais et ta conception de la politique te survivra.
C’est ce qui nous redonne de l’espoir et à nous de perpétuer le combat pour restaurer la démocratie dans notre pays.
A la famille Nguila Moungounga Nkombo, sachez que dans cette épreuve douloureuse que tous les démocrates congolais vous soutiennent. Adieu Mukutu et paix à ton âme. »

8 - Ndongui Mabiala, Télesphore MBadinga, sonh ignace Mafoumbi (groupe de réflexion Upads): « C’est avec une immense tristesse que nous avons appris récemment le décès de M. Nguila MOUNGOUNGA NKOMBO, ancien Ministre du Congo-Brazzaville, membre éminent de l’UPADS.
Nous tenons à témoigner à la famille de l’illustre disparu par la présente toute notre affection dans cette terrible épreuve qui est aussi celle de tous les patriotes congolais. Ce témoignage est aussi une marque de considération et de reconnaissance pour l’HOMME de convictions qu’il a été. Patriote, serviteur de l’Etat et homme public, il a été de tous les combats politiques de son époque afin d’apporter sa pierre à l’édifice CONGO dans sa démocratisation et son développement.
Malheureusement, l’exil imposé par le pouvoir autocrate de Brazzaville vient d’avoir raison de cet HOMME de caractère qui a su lui dire NON jusqu’à son dernier souffle.
De ce pouvoir qui se prévaut au quotidien d’être le chantre de la « paix retrouvée », l’histoire retiendra donc qu’il s’est plutôt évertué à bannir tous ceux qui comme M. NGUILA ont pu lui tenir tête, préférant l’éloignement de notre terre natale à la compromission.
Ainsi, nous nous associons à l’ensemble des militants de l’UPADS pour rendre un vibrant hommage au camarade Nguila pour son investissement, la place de choix qu’il occupait et occupera toujours à travers ses idées au sein de notre famille politique. Que son courage, sa force de convictions, son refus de se « soumettre » servent de modèle à tous les défenseurs des libertés. Que la terre lui soit légère et que son âme repose en paix. »

9 – gomaraph2.jpgRaphael Goma: « La nature vient de nous imposer sa loi, une loi incontestable contre laquelle nous ne pouvons rien, et devant laquelle nous ne pouvons que nous soumettre.
Le Congo pleure un de ses fils qui vient d’être frappé par cette loi ; les congolais pleurent un père, un époux, un fils, un frère, un ami, ou une simple connaissance rencontrée au détour d’un hasard, tandis que l’opposition politique congolaise se retrouve orpheline d’un des acteurs les plus constants, les plus fidèles et les plus dignes qu’elle ait jamais connus !
Le Ministre des finances du gouvernement congolais, sous Pascal Lissouba, Monsieur Nguila Moungounga Nkombo nous a quitté. Qu’il en soit ainsi, et nous disons : Paix à son âme !
Dans nos pleurs, dans nos gémissements, dans nos plaintes, nous nous souviendrons certainement de beaucoup de ses imperfections, des projets inachevés;
Mais, parce que nul n’est parfait ici-bas, et que nul ne peut jeter la pierre à autrui en se targuant de n’avoir jamais failli, le CODICORD se souviendra surtout de l’homme Militant, Opposant politique qui, étant demeuré constant dans ses idées, notamment, depuis sa venue en exil jusqu’à son dernier souffle, n’a pas cédé aux sirènes trappeuses des autorités de Brazzaville. L’homme politique a fait et fera partie à jamais des figures emblématiques de la résistance politique congolaise, et pourrait servir d’inspiration à la jeune génération des acteurs politiques.
A vous, Monsieur Nguila Moungounga Nkombo, Homme de conviction, Homme de courage, nos pensées les plus attristées vous accompagnent vers votre dernière demeure. Nous disons « MERCI » pour la leçon de courage.
Suite à ce départ prématuré, le CODICORD présente à la famille de Monsieur Nguila Moungounga Nkombo, toute sa sympathie et ses sincères condoléances dans ces moments, oh combien difficiles. »

10 – Madame Viviane Soumbou: « Je suis choquée d’apprendre ta mort et il me manque des mots pour exprimer ma douleur. Je nous vois encore à la veillée de Mboki, il y a quelques mois, toujours avec ce regard perçant et ce sourire qui laissaient imaginer ton fort caractère.
Pour être restée à tes cotés quelques années au CERDEC, je peux témoigner que tu étais une PERLE RARE avec des vraies valeurs, un homme de CONVICTION, infiniment INCORUPTIBLE.
Tu as mené un combat dur pour l’avenir du Congo et seul tu es resté fidèle à tes idées, mais aussi à LISSOUBA. Et parce que ton combat était juste, tu ne méritais pas de mourir en exil. C’est pourquoi tu resteras à jamais vivant dans l’esprit de tous les combattants de la liberté et de la vraie démocratie au Congo.
Avec ta mort, c’est une ICÔNE de la vraie classe politique que le Congo vient de perdre. Mr le Ministre ! Jamais nous ne t’oublierons. Que tes rêves de justice se réalisent et que la paix du christ soit avec toi. »

11 – rupturep2.jpgGertrude Malalou Koumba: « C’est avec une vive émotion que, nous, membres du Cercle « LA RUPTURE » venons d’apprendre la nouvelle du décès de l’ancien Ministre Nguila MOUNGOUNGA NKOMBO.
Un décès qui nous attriste profondément tant il nous est inopiné car le peuple congolais avait encore besoin de compter sur son patriotisme, sa combativité et sa constance qui ont été jusqu’à sa mort, les principales caractéristiques de sa vie politique.
« La Rupture » adresse ses sincères condoléances à la famille qu’il laisse derrière lui. Nous présentons de même nos condoléances les plus attristées à tous ses compagnons politiques qui l’ont entouré jusqu’à son dernier souffle.
MOUNGOUNGA NKOMBO NGUILA, a toujours su garder une véritable liberté d’esprit suscitant ainsi l’estime et le respect au-delà de sa famille politique.
Le Congo vient de perdre un homme au courage politique rare, MOUNGOUNGA NKOMBO NGUILA a souvent pris des positions qui n’allaient pas dans le sens des modes et des conformismes.
Il fut l’un des premiers et des plus talentueux à nous rappeler où pouvaient nous conduire, les dérives dictatoriales du pouvoir de Mr SASSOU, en s’y opposant avec une singularité exceptionnelle, de par sa capacité d’indépendance, de résistance, et au delà de constance sans égale.
C’est justement à cette constance politique infaillible qu’il incarnait que la Rupture rend hommage ce jour. Jusqu’à ce son dernier souffle, il nous a donné une belle leçon de courage politique.
Même mort, l’homme restera cohérent, son refus de pactiser avec le régime dictatorial du « système » SASSOU – comme il aimait le nommer – est une victoire politique et un espoir pour la nouvelle classe politique que la « La Rupture » s’est résolue d’inspirer dans le Congo d’aujourd’hui et de demain.
La Rupture rend hommage aux valeurs de courage, de constance, de ténacité que cet homme a toujours incarnée face au régime dictatorial de Mpila. Paix a son âme, le combat continue. »

12 – Section U.PA.D.S en Région Rhône-Alpes/Lyon (S.R.A.L): « Réuni exceptionnellement ce samedi 17 Avril 2010, le Bureau de la S.R.A.L exprime sa grande stupéfaction et sa profonde douleur suite à la tragique disparition du Ministre Nguila Moungounga-Nkombo, membre fondateur de notre Parti, survenue ce mercredi 14 Avril 2010 à Paris. Le vide que la disparition du camarade Nguila Moungounga-Nkombo laisse en notre sein, est à n’en point douter, inestimable. Les mots manquent pour l’exprimer.   Du camarade Nguila, les membres de la S.R.A.L retiennent : 

- un homme singulier, pétri de profonde conviction, déterminé par la force de ses idées ;

- un homme d’une fidélité indéfectible et exemplaire, parfois au risque même de sa vie ;

 - un homme actif et d’un esprit vif, qui a souvent par ses suggestions, apporté des contributions appréciables dans la vie politique de notre pays.  

- un patriote exemplaire.  

L’essence de son apport visait de façon générale, le Cadrage, l’Organisation structurelle, le Développement national sur la base de la Liberté et de la Démocratie véritable… Tel était son rêve qui le conduisit très tôt à se joindre à une autre grande figure de la vie nationale, le Président Pascal Lissouba. Une amitié singulière, étalée sur plus de quarante ans de vie politique partagée, naturellement ponctuée des hauts et des bas, les lia. Celle-ci débouchera plus tard avec l’avènement de
la Démocratie en Afrique, bien évidemment avec le concours d’autres camarades, à la fondation de L’U.PA.D.S, aujourd’hui légué, par la force des choses, aux nouvelles générations. L’U.PA.D.S qui, quoique l’on dise, est dans notre pays, le Parti qui a démocratiquement conquis le pouvoir et oeuvre encore pour l’alternance par des procédés démocratiques. 
  Camarade Nguila, le parcours qui est le tien ne peut que forcer grand respect. Les vicissitudes de l’exercice éphémère du pouvoir ne l’ont nullement érodé, puisque tu es resté fier et droit. Ce n’est, fort malheureusement, qu’aux yeux de certains marchands d’illusions, généralement à court d’arguments, et qui se sont érigés en maîtres de la désinformation et de l’intoxication, que sortent de fausses notes dans le seul but de déstabiliser et d’anéantir à tout prix l’adversaire politique, comme si, les nombreux dégâts qu’ils affligent aux paisibles populations congolaises, ne suffisent pas.  Puisse ce parcours éclairer la jeunesse congolaise, voire africaine, pour le renouveau, sans oublier tous ceux-là qui, lutteurs oscurs, ne cherchent pas la gloire pour soi, mais la victoire suprême de la Démocratie africaine ! Ton image demeurera à jamais incrustée dans l’histoire de l’U.PA.D.S et dans celle plus générale de notre pays, fruit de la passion partagée, le Congo. Repose en paix Camarade Nguila, le sillon de la Démocratie, de la Liberté, de l’Union nationale et du Développement envisagé sur la base de la science et la technologie, tracé par les pionniers de l’U.PA.D.S dont tu as incontestablement été l’un des ténors, nous servira toujours de fil d’Ariane.  Que tous ceux qui te sont proches, les membres de ta famille en particulier et tes amis, trouvent ici, les condoléances les plus attristées de la S.R.A.L. «  

 

13 –  jcberip.gifJEAN-CLAUDE BERI :  »C’est avec une profonde affliction que nous nous inclinons très respectueusement devant la mémoire de l’illustre disparu et présentons nos sincères condoléances à sa famille. En chacun de nous, le nom de MOUNGOUNGA NKOMBO NGUILA éveille le souvenir d’un combattant infatigable pour la cause des libertés fondamentales. Son rejet, sans compromission, de la dictature et l’injustice instaurées au rang d’idéologie est une leçon d’abnégation politique qui force le respect de cet homme remarquable. Sans être un homme parfait, MOUNGOUNGA NKOMBO NGUILA a su marquer sa différence, au sein d’une classe politique en manque de conviction, que la grandeur d’un homme se mesure par la constance de ses idées.  » Dès que quelqu’un comprend qu’il est contraire à sa dignité d’homme d’obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l’asservir.  » GANDHI   MOUNGOUNGA NKOMBO NGUILA, l’homme du NON, à l’allégeance et à la prostitution politique nous lègue un message fort dont s’en souviendront les citoyens : la démocratie congolaise ne se marchande pas. MOUNGOUNGA NKOMBO NGUILA n’est plus ! Mais la flamme qu’il a allumée ne s’éteindra plus, entretenue par plusieurs compatriotes qui se reconnaissent en son combat. MOUNGOUNGA NKOMBO NGUILA, l’homme de la constance politique ravive notre espoir de croire qu’il est possible de «  Développer autrement le Congo » en travaillons dès maintenant ensemble pour une nation juste et solidaire. Unis dans le deuil, nous prions pour le repos d’un fils rebelle mais juste. Repose en paix «  

14 - Patrick E. Manga.: « « Tout homme meurt un jour, mais toutes les morts n’ont pas la même signification », disait l’artiste congolais Franklin BOUKAKA, dans sa célèbre chanson « les immortels ». Depuis que j’ai appris la mort brutale de M. NGUILA MOUNGOUNGA KOMBO, ces mots chantés par Franklin BOUKAKA n’ont cessé de résonner dans ma tête : oui, toutes les morts n’ont pas la même signification. NGUILA, ta mort en exil est à l’instar de celle de tous les patriotes congolais qui, avant toi, sont morts pour avoir choisi de se dresser contre le colonialisme (puis contre le néocolonialisme), de se battre pour un CONGO libre, uni et indivisible. La gratitude du peuple congolais est grande à ton égard. Ton souvenir restera à jamais gravé dans nos mémoires et les historiens congolais devraient te réserver la place que tu mérites quand ils retraceront les pages sombres de notre histoire et citeront nommément les principaux  acteurs ayant pris leur courage, au péril de leur vie, pour dénoncer l’incompétence, les magouilles et les dévoiements d’un pouvoir dictatorial tirant une espèce de jouissance macabre et perverse à voir les populations dans le dénuement  et la paupérisation, dans le but  non avoué d’en faire des esclaves à sa merci.  Je garde de toi le souvenir d’un patriote véritablement engagé pour le développement du CONGO, un homme radicalement différent de ceux qui, aujourd’hui, ne s’engagent dans le combat que pour défendre leurs propres intérêts. Tu étais la constance même et tu n’as jamais voulu te fourvoyer alors même que les appels de pied à ton égard n’ont pas dû manquer. Au contraire, tu n’as ménagé aucun effort dans ta lutte contre tout pouvoir tyrannique en dénonçant en permanence ses écarts et ses dévoiements. Tu t’es engagé dans la voie de la construction de l’identité congolaise que nous avons tant du mal à bâtir. Tu as été l’objet de quolibets et de préjugés injustes véhiculés par ceux qui te craignaient tellement qu’il leur était impératif de ternir ton image. En somme très peu te connaissait réellement, ce qui est dommage car les congolais auraient gagné à mieux te connaître. Les hommes d’Etat de ta trompe se font si rares en Afrique que les congolais ne soupçonnaient pas la chance qu’ils avaient de te compter parmi les fils de ce beau pays auquel tu étais si attaché.  Les mots d’un autre grand homme africain, Patrice LUMUMBA, résonnent comme un écho dans ma tête et synthétisent mieux ce que pouvait être ton état d’esprit : «que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des (néo)colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le CONGO, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi reste inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi-même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour reprendre sa dignité sous un soleil pur» (extrait de la dernière lettre de LUMUMBA à son épouse). Le souvenir de ton combat politique est à l’égal de celui des combattants pour la liberté des peuples que l’Afrique continue de pleurer: Franklin BOUKAKA, Ruben UM NYOBE, Félix MOUMIE, Dulcie SEPTEMBER, Steve BIKO, Mehdi Ben BARKA, Patrice LUMUMBA, etc. Que le régime de Brazzaville ne se réjouisse pas trop vite: d’autres poursuivront le combat en s’inspirant de tes idéaux que d’aucuns n’hésitent pas à qualifier déjà de « nguilisme ». Repose en paix. 

15 – angeedouardpoungui1.jpgAnge-Edouard POUNGUI (Ancien Premier Ministre de la République du Congo, Vice-Président de l’U.PA.D.S.): « La disparition de Nguila Moungounga Nkombo, notre compagnon pour la restauration de la démocratie dans notre pays et ancien ministre de l’économie et des finances du Congo, est une perte incommensurable pour le Peuple Congolais, l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale et tous les défenseurs et partisans de la démocratie pluraliste au Congo et en Afrique. Ce combattant infatigable aura participé à toutes les luttes et toutes les avancées pour la défense des intérêts du Peuple Congolais. C’est pourquoi, m’associant à la profonde douleur de sa famille et de ses amis, je leur adresse mes condoléances les plus émues. » 

16 – Emmanuel NKAYA : « Ma pierre à l’édifice Congo commun, aurait une autre signification, si je m’étais exprimé avant la disparition inopinée et tragique de Nguila, mon ainé, qui appelait depuis paris, pour prendre un conseil auprès d’un cadet de loin que je suis et demeure, en exil à Cotonou au bénin. Je garde de l’homme, ce félin, la constance d’un vrai militant et compagnon de lutte de Lissouba.
Je revois encore, alors que j’étais au cabinet du chef de l’état, les courriers écrits par nous pour le compte du président concernant les missions à remplir par Nguila, avoir cette mention de la main personnelle du président à son égard: celui-ci est mon ombre, recevez-le comme moi-même. Des convictions personnelles de Lissouba que seul Nguila n’a pas trahi. Il n’admettait aucunement la double facette de certains de ses amis politiques de renom, qu’un jour, me dit-il: le pouvoir s’acquiert avec les hommes de conviction et se partage avec tous.
La disparition de Nguila reste une grande perte pour tous les vrais démocrates congolais et tous les hommes qui luttent pour la paix dans le monde.
Ce travailleur infatigable et organisateur hors paire est parti de l’autre côté du rideau du temps, où il y a plus d’espace pour regarder enfin à travers la balustrade afin de booster tous ceux qui hésitaient et comprenaient très mal ses positionnements.
Je m’incline devant sa mémoire avec le souvenir de le voir un jour accepter de rencontrer un de ses frères de lutte avec beaucoup de difficulté, à cause de sa défection avérée. Il savait se plier quand on insistait sur une réconciliation avec celui qui l’avait trahi.il savait pardonner et ne mélangeait pas son travail avec sa famille.
Sa disparition ne prépare-t-elle pas à pleurer d’avantage?
N’est-il pas comme un précurseur du chef pour être fidèle jusque dans la mort?
Ce dernier fait, témoignera plus encore de l’homme dont je parle; car la Citroën blanche arrive à sa destination certainement!
C’est la fin du règne de la France sur le Congo; car les dignes fils du Congo sont tous tombés en terre française, comme pour conjurer le sort Congo une fois pour toute.
Paix à ton âme mon ami et ainé, petit fils dans le clan. Ton combat a trouvé déjà de l’écho auprès des hommes de la future génération. Paix à toutes les âmes qui t’ont précédé pour te faire le baroud d’honneur.
A toute la famille et aux tiens de tous les horizons, que nos larmes soient un enseignement pour le pouvoir.
Nous viendrons tous, Nguila, là où il y a plus d’espace pour chacun de nous. Bala bâ sissa bakutu.

17 – Noël Magloire NDOBA: « Le Camarade, le Grand-frère Nguila est donc parti. C’est bien le mot, si profond, autant en français qu’en kikongo et en lingala- ces deux langues nationales de notre pays commun qu’il pratiquait depuis son enfance à Dolisie. Pourtant, l’Homme Politique MOUNGOUNGA restera présent dans ce cher pays, le Congo, et ailleurs. Le Courage, en politique, est une valeur qui ne mourra jamais pour tous les Congolais et toutes les Congolaises. Et cette valeur, Nguila Moungounga Nkombo l’incarnait. De sa vie d’étudiant révolutionnaire en France dans les années 1960 à sa vie de Résistant congolais en exil politique en France jusqu’à ce mois d’Avril 2010.
En héritage, cet ingénieur commercial et acteur politique laissera également cette autre chose aux miltants pro-démocratie du Congo et d’Afrique ainsi qu’à la Gauche du reste du monde: l’esprit de Résistance. face aux dictatures, plutôt dans la tradition du Président Allende du Chili, une tradition que ce Congolais connaissait bien.
Tant de faits pourraient être évoqués et bien de choses se dire. Mais, comment présenter mes condoléances, en ce qui me concerne, sans souligner la moralité qui me paraît inscrite dans ce que je sais de cet être humain dans la vie politique depuis ce jour de novembre 1972 où l’étudiant de 1ère année que j’étais à l’époque, faisait à la fois sa connaissance et celle du Professeur Lissouba, ce dernier étant Doyen de la Faculté des Sciences de ce qu’on appelait l’Université de Brazzaville?
Cette moralité est la suivante: pour les Hommes Dignes, les fruits de l’action politique se récoltent à travers une lutte de longue haleine.
Je présente mes sincères condoléances à toute la famille MOUNGOUNGA, aux militants de l’UPADS toutes branches confondues, aux militants et aux Résistants pour la Démocratie au Congo et en Afrique, ainsi qu’ à ceux du camp originel du regretté camarade: les forces de Gauche. »

18 – Didier  BOUNDZANGA: « Je viens de prendre connaissance du décès  du  ministre Moungounga  Nkombo Nguila    . Je sais qu’inéluctablement, un jour, l’existence se termine pour chacun d’entre nous.Ces quelques mots ne modifieront pas ce triste état de fait. Pourtant je tiens à vous témoigner ma compassion. Je partage votre douleur mais les mots me manquent pour l’exprimer pleinement. Pour vous, j’espère voir cette épreuve s’effacer petit à petit, au fil du temps. Je m’associe au deuil des patriotes congolais, et adresse, mes sincères condoléances à la veuve , neveux, nièces et aux enfants du ministre Moungounga.”

19 - kitemoakouala.jpgPrince KITEMO pour la Coordination Congolaise de la Société (CCSC): « C’est en fin de matinée du 14 avril 2010 à Paris que MOUNGOUNGA KOMBO Nguila l’ancien ministre de l’Economie et des Finances du Congo-B nous a été brutalement arraché à la vie suite à une maladie. Forcé à l’exil depuis 1997 suite au coup d’Etat sanglant de Denis SASSOU-NGUESSO qui avait renversé le gouvernement du premier président démocratiquement élu Pascal LISSOUBA, le combattant MOUNGOUNGA KOMBO Nguila fut ensuite condamné par contumace lors d’un simulacre de procès à Brazzaville dans l’affaire OXY. Aujourd’hui, le peuple congolais pleure l’un de ses grands hommes politiques de son histoire. A la différence des autres leaders politiques de son époque, il s’était fait remarqué par sa pugnacité et sa constance dans l’opposition au pouvoir de Denis SASSOU-NGUESSO qu’il qualifiait de « dictatorial, corrompu, tribaliste et népotique ». Le couteau dans l’âme et le cœur brisé, ses compagnons de lutte, ses amis et sa famille regrettent profondément sa disparition, au moment où le combat pour le retour de la paix et la restauration de la démocratie au Congo-B a encore besoin de lui. Alors, nous te disons de tous nos cœurs cher compatriote MOUNGOUNGA KOMBO Nguila : « Tu vas nous manquer ! ». Mais, ton nom restera à jamais gravé dans nos cœurs, et c’est avec fierté et honneur que nous nous souviendrons de toi comme :

Þ Un « homme de conviction » puisque tu as toujours placé ton combat sous le signe du respect des valeurs démocratiques et de la dignité humaine dont le seul but est le bien être de tous par le « partage » ;

Þ Un « homme de courage » parce que tu n’as jamais failli devant les difficultés et les souffrances de l’exil forcé et de multiples emprisonnements arbitraires décidés par tes adversaires politiques au pouvoir ;

Þ Un « homme de vérité » dans le sens où tu n’as jamais utilisé la langue de bois pour dénoncer les crimes et les violations de droits de l’homme du régime de Brazzaville en disant même « non » à « l’appel de la soupe et du ventre » c.-à-d. de la corruption par l’argent du régime de Brazzaville.

En refusant les arrangements politiciens ou la moindre concession avec le régime de Brazzaville, tes détracteurs te considèrent comme un « homme intransigeant ».  Et pourtant, c’est la preuve que tu n’as jamais voulu trahir la mémoire des martyrs des guerres successives qui ont endeuillé notre pays.  A ceux-là, tu as fait un dernier « pied de nez » en décidant contre toute attente dans une prescription testamentaire que tu continueras à les combattre même après ta mort puisque tu as demandé d’être inhumé non pas au Congo-B où tes adversaires règnent encore, mais en France ton pays d’exil. Au moment où nous te disons : « A dieu ! » Nous te faisons cette promesse : nous ramènerons tes ossements ou tes cendres au Congo-B la terre de tes ancêtres, dès que nous aurons remporté le combat de la restauration de la démocratie au Congo-B par tous les moyens sans exclusive y compris par le dialogue. « Que ton âme repose en paix ! »  ».

20 - jeanclaudemayima.jpgJean-Claude MAYIMA-MBEMBA (Membre du MCDDI): « Nous apprenons avec stupéfaction et une très grande émotion la disparition de notre compatriote Nguila MOUNGOUNGA NKOMBO, ancien ministre de l’Economie et des Finances du Congo, à qui il a été refusé le PARDON de la République parce que l’esprit vengeur, haineux et rancunier a été plus fort que celui de la tolérance. Cette disparition est une très grande perte pour les combattants et partisans de la paix, de la justice, de la liberté et de la démocratie au Congo dont il a incarné les valeurs les plus profondes dans son combat quotidien depuis 1997. Tout en saluant avec beaucoup de respect ses dernières volontés qui sont un acte majeur, les Organisations Africa Human Voice International (AHVI) et Union-Congo se joignent à moi pour s’associer à la profonde douleur de la famille et des amis de l’illustre disparu et leur adresser nos condoléances les plus attristées.

21 - Simon Pierre Boungard, Victor Foutou et Jean Vidal Moukimou (Groupe de réflexion UPADS Pays-Bas):  « C’est avec beaucoup d’émoi que nous avons appris la disparition du ministre Nguila Moungounga Nkombo, grand et infatigable combattant de la liberté, et empêcheur de tourner en rond, l’homme qui a toujours lutté pour une pensée pluraliste au Congo-Brazzaville.
C’est pour nous un devoir de rendre un hommage mérité à cet homme au parcours politique exceptionnel. Lui dont sa vie se confond au militantisme lu qui ‘est toujours distingué par son courage, la constance dans ses convictions et au verbe juste qui a toujours su dire non aux idées rétrogrades et dictatoriales.
Militant engagé dans le combat pour la démocratie, Nguila Moungounga Nkomba aura marqué son époque, nous quitte physiquement au moment où le pays et l’UPADS avaient encore besoin de lui . Comme tous ceux des nôtres qui nous ont quittés, il restera à jamais vivant dans nos mémoires.
Mourir et être enterré dans son pays d’éxil, ça passe mais être enterré chez soi c’est mieux. Qu’il nous soit permis de citer cet autre illustre disparu, feu Franklin Boukaka:  » Tout homme doit mourir un jour mais toutes les morts n’ont pas la même signification « . Nos condoléances à sa famille de notre frère Nguila Moungouga Nkombo. Repos éternel monsieur le ministre. »
.

3 Réponses à “HOMMAGE AU GRAND HOMME: NGUILA”

  1. Gertrude Bienvenue dit :

    Merci à toi également Gilbert tu as été vraiment à la hauteur! Tu as bien « managé », accepté et enteriné nos doléances. Bravo à toi Gilbert et Merci à toute sa famille . Nguila sera pour moi le « Primus Inter Pares » de la conviction et de la constance contre le pouvoir en place! Tu nous lègue alors le respect de la dignité de l’homme politique car la « dignité ne se troque pas » en citant un passage de mon intervention à la veillée du 24 Avril 2010. Repose en paix, nous continuerons cette lutte, celle de la libération de notre pays jusqu’à notre dernier souffle

    Par Gertrude Bienvenue

  2. Madouma Lissafi dit :

    A toi Gilbert Nsonguissa Moulangou, bravo pour la probité de la dignité que tu viens de recevoir de notre cher ainé Nguila.C’est une charge quasi divine que tu as maintenant entre tes mains.
    A cet effet, il s’agit de lancer très rapidement la reconstruction du Parti en mettant tous ses courants à la même table de négociation. Il s’agit de négocier très vite l’unité de notre bien commun de vie: l’UPADS.
    Tu n’as donc aucun droit à l’erreur, pas une MENUE erreur sur cette idée solennelle, celle d’unifier nos énergies pour vaincre sassou et la maçonnerie frano-congolaise.
    Un conseil, très utile, tends la main à Pascal LISSOUBA, ton vrai protecteur politique actuel. C’est très important de te rapprocher de lu: ce geste anodin pour les idiots en fait est celui de cimenter l’unité du Parti, et donc de mettre un terme au climat très corrompu et mafieux qui le liquéfie actuellement.
    Pour cela, prends les divers ténors des courants du Parti officiant à Paris afin d’organiser une très vaste rencontre de tous les militants de la Fédération UPADS France. Ce pour lever une grande convention pour l’unification dynamique de ses structures.
    Gilbert,tu ne dois rien et rien à sassou, restes immaculé dans les habits politiques que te lègue NGuila,regardes le fonds du Parti et donc le peuple congolais dans ses souffrances récurrentes.C’est le prix à payer pour une vraie démocratie.

    Par Madouma Lissafi

  3. mincir dit :

    Cet avec beaucoup dans joie seulement j’ai decouvert le website. Un article est positivement tres amusant. le que tous dite est vrai, néanmoins comme chaqu’un a son avis dans ce cas vous ne devez vous demander que tout le domaine monde ne à la possibilité de pas penser de cette meme maniere, moi vous conseillerai dans nuancer votre opiconsultation a propos dans le sujtet. Un site est recommandé et on trouve des aarticles positivement tres educatif. Je vais sauvegarder un site et moi le domaine conseillerai aussi a mes camarades.Je vous souhaite énormément de courage dans ce cas vous ne devez vous demander continuer le remarquable travail.

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